Le manque de sommeil a des effets délétères sur tout le corps. Une étude publiée l’an dernier a démontré qu’un sommeil de moins de six heures par nuit durant une semaine nuisait directement à plus de 700 gènes du corps humain.
Voilà qui est inquiétant lorsque l’on sait que plus de la moitié des Américains ne dorment pas les sept heures ou plus recommandées, selon ce que révélait un récent sondage, et que 18 % des français dorment moins de six heures par nuit, une durée généralement associée à une augmentation du risque d’obésité, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires ou d’accidents.
Les effets néfastes du manque de sommeil sur le poids
Après une seule nuit de mauvais sommeil, les effets néfastes apparaissent déjà, en particulier sur le comportement alimentaire : l’appétit est augmenté et la satiété diminuée. Des études ont démontré un lien entre un manque de sommeil à court terme et une tendance à manger de plus grosses portions avec une préférence marquée pour les aliments riches en calories et en glucides ainsi qu’une tendance claire à choisir des aliments moins bons pour la santé à l’épicerie.
Le manque de sommeil récurrent augmente à long terme le risque d’obésité, comme le démontrent de nombreuses études. À titre d’exemple, l’une d’elle a révélé que dormir moins de six heures par nuit était lié à des changements dans les niveaux de ghréline et de leptine, des hormones qui contrôlent l’appétit. Une autre étude, a quant à elle démontré que les participants chez qui on avait provoqué un manque de sommeil pendant cinq nuits consécutives avaient pris environ un kilo, probablement à cause de leur grignotage nocturne.
Le sommeil impacte aussi le risque de développer du diabète. Une étude de 2013 a démontré que trop, ou trop peu de sommeil était lié à tout un éventail de maladies chroniques, incluant le diabète de Type 2. Une autre étude de 2012 a constaté que le manque de sommeil était lié à des changements hormonaux associés à l’obésité, ainsi qu’à une sensibilité réduite à l’insuline, ce qui est un facteur de risque dans le diabète.
La gestion de notre état émotionnel est également perturbé par le manque sommeil car il induit une sur-stimulation des centres émotifs du cerveau. Cet état émotionnel amène aussi souvent une augmentation de la consommation d’aliments (cf. actualité : « je mange par émotion, que faire ? »
Se lever tôt pour mieux réguler son poids : Une étude récente montre que les personnes les plus exposés à la lumière matinale ont un indice de masse corporelle (IMC) plus faible que les lève-tard, et ce indépendamment du niveau d’activité physique, de l’apport calorique ou encore de l’âge de l’individu. Selon les chercheurs, l’exposition à la lumière entre 8h et 12 heures régulerait 20% du poids.
A contrario, priver son corps de cette source naturelle de lumière matinale peut dérégler l’horloge interne et le métabolisme et ainsi favoriser la prise de poids… De 20 à 30 minutes seulement peuvent avoir un effet positif suffisant sur votre IMC, conclut l’étude.
Source : The Huffington Post / Nutrition et endocrinologie
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